Du Répit pour les Aidants

Accordez-vous du répit pour mieux profiter de la vie !

Aidant en télétravail : il n’y a plus de frontière, plus de limite !

Hélène est aidante de son conjoint Marc atteint de forme très invalidante de sclérose en plaques. Elle est employée de bureau à temps partiel dans un lycée depuis 10 ans, et limitait ses déplacements entre son travail et la maison. « Avec le confinement, le télétravail s’est imposé. L’aide à mon conjoint en tout temps s’est également imposée ».

On parle beaucoup des parents en télétravail qui ont de la difficulté à gérer leurs enfants. Mais, qu’en est-il des aidants ? Ces personnes « de l’ombre » qui s’occupent d’un membre de leur famille ?

Qu’on se le dise, confinement ou pas, les proches aidants portent un double fardeau. Le poids de la responsabilité et celui de devoir assumer quotidiennement tout un ensemble de tâches. Stress, manque de temps pour soi, isolement, détresse pour certains, la crise sanitaire n’a fait qu’accentuer une situation déjà mal vécue par bon nombre d’aidants.

Sans oublier de souligner que les aidants travaillent pour 61% d’entre eux.

Il faut savoir que la charge de travail et le niveau d’implication d’un aidant diffèrent en fonction d’un certain nombre de critères comme le degré d’autonomie de la personne aidée, la taille de la fratrie (solidarité familiale forte ou faible), sa profession (horaire, pénibilité…). Ainsi, l’organisation de l’accompagnement des personnes aidées évolue en fonction de ces différents paramètres.

Pour Hélène, le travail en présentiel restait un moyen de garder le contact avec le monde extérieur. En l’espace de 2 ans, sa vie sociale s’est appauvrie. Plus de vacances, plus de sorties avec des amis. Son univers s’est réduit à la maladie de son conjoint.

Maintenant en télétravail, Hélène tente, tant bien que mal d’organiser son quotidien autrement.

« Je me lève le matin, je prépare la journée de Marc, les repas, les médicaments, puis, je cours me mettre devant l’ordinateur. Marc me sollicite de plus en plus, ma journée est régulièrement entre-coupée. Par moment, je me sens très inefficace. »

Ce sentiment de culpabilité qui hante l’aidant dans sa démarche d’accompagnement auprès de la personne aidée.

L’organisation de la vie quotidienne d’un aidant se rapproche de celle des parents. Ce n’est plus le travail qui rythme notre journée mais ceux qui nous entourent : les enfants pour certains, les parents vieillissant ou conjoints malades pour d’autres.

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